#67

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Olala franchement les gens ils sont fadas dans le coin... Parce que visiter encore mon blog c'est plus que de l'ennui... Mais poster ici aujourd'hui à cette heure-ci, c'est juste que j'essaie de survivre. Je vous explique ou pas??
Baaah on s'en fout, tout ce qu'il faut savoir c'est que les marathons de soirées épuisent mon corps. Et que là, mon foie me dit d'aller me faire foutre. Ca fait 4h que je fais mes va et viens au chiotte et heureusement que mon studio est petit parce que ça fait une expédition quand même à suspense en plus tout ça. J'en pleure tellement j'ai rien à vomir et que je vomis quand même. Ca vous fait rêver tout ça, je sais... Dans le couloir, j'entends des gens... Surement les nouveaux de la rentrée qui commencent à visiter mais quelle jolie visite!

Olala franchement je suis pas bien du tout. Mon estomac retient plus rien et je vais mourir désydratée comme ça, comme le roi de la pomme de terre. Je trouve ça cruel. Comme d'habitude, je vais dire plus jamais mais comme toujours je vais recommencer et rebelotte!

Olala franchement j'ai envie de retourner gerber... Gulli ça me fait fait chier maintenant à force c'est toujours les mêmes épisodes et la météo de Gulli elle me fait encore plus vomir! J'ai plein de bleus sur mes bras mais ils sont pas bleus.

Heureusement il me reste 4 piroulis. Je vais survivre.

# Posté le jeudi 23 juillet 2009 05:04

#66

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J'ai cru que j'étais ce que je n'étais pas.
J'ai cru que j'étais forte mais je ne le suis pas.
J'ai cru que j'étais irremplaçable mais je ne le suis pas.
J'ai cru que j'avais de l'importance aux yeux des gens mais je n'en ai pas.
J'ai cru qu'ils étaient différents mais ils ne le sont pas.
J'ai cru que je ne souffrirai plus et je me suis trompée.
J'ai cru que j'en avais fini et ça n'est pas le cas.
J'ai cru avoir grandi mais je me suis trompée.
J'ai cru que j'avais retenu la leçon mais je reproduis toujours les mêmes erreurs.
J'ai cru en l'avenir mais je n'en ai pas.
J'ai cru au bonheur mais il n'existe pas.

On m'a dit que l'espoir fait vivre. L'espoir c'est croire en des choses qui n'existeront jamais. L'espoir c'est une excuse à la lâcheté.
Ca fait même pas une semaine que je suis rentrée chez mes parents et je recommence à devenir folle. Il me faut retourner à Montpellier. J'ai besoin de m'évader là bas. Il me faut brûler le passé qui me consume de l'intérieur. Il faut que je commence très vite mon job d'été. Il faut que je m'évite de réfléchir. J'ai recommencé à avoir peur du noir, à avoir peur du silence, à avoir peur de mes rêves, à avoir peur du sommeil, à avoir peur de mes pensées, à avoir peur de moi.
Quand j'éteins la lumière, les vieux fantômes ouvrent la porte et viennent me hanter.
Avec le temps, et l'habitude de ces sensations, la haine, la rage et la colère sont apparues par-dessus le marché. Je ressens une charge d'énergie hors du commun qui me parcourt les nerfs, les veines. Je suis chargée d'électricité et j'ai envie que tout ça se explose. Je glisse vers le dégoût. Oui, c'est exactement ça. Les gens me dégoûtent. Et le pire c'est que je ne vaux surement pas mieux. Mais je m'en fiche. Tout se paye un jour et je paye déjà bien trop cher mes erreurs chaque jour.
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# Posté le jeudi 11 juin 2009 12:47

#65

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Je m'appelle Lilie Le Litchi. Dans un mois et deux jours, j'aurai vingt ans. Je suis donc une grande personne, une adulte. C'est ce qu'il paraît. Quand on me voit, on a plutôt l'impression de se retrouver en face d'une adolescente. Oui. Je suis toujours irresponsable, lunatique, à fleur de peau. Je suis toujours une énigme aux yeux de tout le monde en commençant par les miens. Je suis secrète. Les gens me font peur parce que les gens sont méchants entre eux. Ne dit-on pas que l'homme est un loup pour l'homme et que l'enfer c'est les autres ? Non. Je n'aime pas les autres. Ils sont bien trop effrayants. Bien trop différents. Bien trop méchants. Bien trop. Ca va faire deux ans que je suis soit disant « émancipée » mais toujours pas d'argent, pas de voiture, pas de vrai job, pas de réel avenir en vue. En somme, pas l'ombre d'une caractéristique qui ferait de moi une adulte. Mais j'ai toujours ces remontées de rage, de haine, de colère, de violence, de destruction. Je me retiens. C'est compliqué. Je n'ai plus faim. J'ai l'impression que je suis encore en train de me briser de l'intérieur. De m'auto-asphyxier. J'ai des pensées sombres, des gouttes salées le long de mes joues lorsque mes yeux ne sont pas encore blasés. Je suis l'ombre de moi-même et je suis un galet sur le bord la plage qu'un quelqu'un ne va pas tarder à jeter dans l'eau. Avant de toucher le fond, je sais déjà que je vais faire pas mal de ricochets. Les dommages collatéraux ? Que je vais sombrer dans l'abîme lentement mais sûrement. Que des poissons vont bousculer ma chute certaine. Je suis un gros galet. Ca faisait très longtemps que je ne m'étais pas pesée. Je pensais être plus grosse que ça. Peut être 55 ou 56. La vérité n'était pas loin. Il faut que je redescende. Je suis faible. Folle? Il faut que je rentre à Montpellier, même si c'est pour trois jours. J'ai besoin de retrouver mon endroit à moi. J'ai besoin de ne plus voir les mêmes murs, de ne plus rester là. Là. A vouloir que tout ça s'arrête une bonne fois pour toute. Je suis égoïste. Mais tout va bien. Je peux même sourire et dire que je suis heureuse. Oui. Tout va bien. Je vais faire comme d'habitude. Je vais paraître. Les gens vont y croire. Les gens croient toujours ce que l'on veut qu'ils croient. Les gens sont stupides. Je ne suis pas mieux. Moi aussi je suis méchante. Mais ce soir, je peux me le permettre. Ce soir, je n'ai rien à perdre. Ce soir, et demain ? Peut être demain ne sera pas.

Pourquoi ?
Non, je ne suis pas suicidaire.
Sûre ?
Non, je n'ai pas vraiment recommencé.
Vrai ?
Non. Bon ok. Un petit peu alors. Mais promis, pas plus. Parce que ce que j'aime c'est tout garder pour moi et me faire mal à l'intérieur parce que personne ne doit savoir ce qui me blesse. Parce que c'est un secret. Parce que ça ne les regarde pas.
Parce que les gens à qui tu as offert ta confiance l'ont réduite en miette ?
Oui. Les gens ne sont pas dignes de confiance.
Tu ne fais plus confiance à personne ?
Non. C'est moins décevant et douloureux comme ça.
Peut être que tu te trompes.
Personne ne m'a encore prouvé le contraire.

# Posté le samedi 07 mars 2009 13:18

#64

#64
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Il est des soirs où on se sent vide.
On sait pas trop pourquoi, on ne sait pas trop comment, mais on se sent vide.
On n'est pas à plaindre pourtant. Mais pourtant.
Ce soir, je fais croire à la terre que je vais bien. Demain j'irai peut être mieux.
Ce soir, je n'ai pas sommeil. Seulement mal.
Seulement et c'est déjà beaucoup.
Peu importe.
Je vais bien.

J'ai laissé le temps passé. J'ai laissé le temps passé sur moi, s'enfuir. Je n'ai rien vu venir.
Je suis le genre de personne aveugle qui compense son handicap en développant une parade. Ma parade c'est l'intuition.
Un don? Je ne sais pas.
Une intuition c'est peu fiable en soi.
Et puis une intuition c'est latent. C'est tout sauf concret.
Et moi, il me faut du concret.
Et ce que je dis n'a probablement aucun sens comme d'habitude.
J'ai peur du temps qui passe. J'ai peur parce que je ne le contrôle pas. Parce que je ne peux pas l'arrêter.
Je suis obligée d'encaisser, de tomber, de me relever et de continuer à faire semblant que je suis forte. Oui, je suis forte.

Ladies and Gentlemen! Un combat de titans! Un combat à mains nues. Tous les coups sont permis.
A ma droite, Aurélie! 1m61 52kg! Tenante du titre si convoité de la fille lunatique et capricieuse par excellence! Qui aurait pu penser que ce petit bout de femme aurait tant de mal dans un combat qui pourtant semble à sa portée à première vue?!
A ma gauche, son pire cauchemar! J'ai nommé L'Avenir! Un adversaire de taille! Imprévisible, plein de surprises, il a déjà terrassé les plus durs et ne compte pas s'arrêter là ce soir!
Allons Mesdames et Messieurs, les paris sont ouverts!

"Y avait toi...
Y avait moi...
Y avait nous...

Ouais, rien que toi, rien que moi, rien que nous.

Repartis dans des explications qui nous font dire des choses qu'on regrette. Et puis à quoi ça sert tout ça ?

Tu vois, on pleure encore à cause de ça... Tu vois, j'aurais dû attendre avant de t'expliquer, je savais bien.

Des fois, tu ne devrais pas insister, tu devrais m'écouter.

On s'est encore embrouillé, y a ma tête qui tourne folle, y a notre esprit qui ne comprend plus.

Je t'avais bien dit que ce n'était pas le moment. Mais toi tout contre moi et moi tout contre toi, je n'ai pas pu résister.

J'aurais dû, on n'en serait pas là. Je préfère quand tu ris.


Alors souris, par pitié, souris ! Tourne sous la neige, sous la pluie... Vole parmi les nuages.

S'il te plait, oublie ce que je t'ai dit, tu n'étais pas prête à l'entendre, et puis maintenant c'est bon...

Je regrette de t'avoir fait pleurer, mais tu vois, tu te sentiras plus légère maintenant.

Allez, souris... Je t'en prie...



Et malgré tous mes efforts, Elle n'a pas retrouvé le sourire.


Elle ? C'est moi."


Voilà Sheen. C'était de ce texte donc je parlais. D'ailleurs pour les autres qui ont cru que c'était de moi, grave erreur lol. Y a que ma cousine pour écrire des trucs aussi beaux! Et pour en savoir plus
c'est par là <><

Je réponds par article, plutot que par commentaire. Ca change un peu.
Contrairement à ce que laisse penser la petite introduction, ma vie a repris une sorte de sens mais ce soir, la conviction faiblit un peu après l'upercut bien placé de l'Avenir dans ma mâchoire. Mais le match n'est pas terminé. Je l'aurai ma revenche avec un bon marteau pilon comme The Undertaker sait les faire! Les films déprimants, les chansons déprimantes n'arrangeant rien.
Dis m'en un peu plus sur ce qu'il se passe ma petite Sheen. Tu peux m'envoyer un mail si tu veux.
Tu me manques.
Ce soir est un soir sans.
It's a sad sad situation but I'm not down yet.

# Posté le mercredi 18 février 2009 18:18

#63

#63
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La nouvelle année commence doucement.
Je me suis coupée les cheveux.
J'ai arrêté de me ronger les ongles définitivement.
Je travaille maintenant régulièrement.
Je m'imagine un futur embrumé encore.
J'écoute toujours de la musique déprimante.
Je glisse irrémédiablement vers mes 20 ans.
Mon accent glisse subtilement vers celui de l'Ecosse.
Mes jours s'envolent un à un de mon calendrier.
Bientôt, demain arrive.
Bientôt, demain est passé.

Un film: Dear Frankie.
Une réalisatrice: Shona Auerbach.
Un accent: écossais.
Des paysages: Glasgow, côtes écossaises, pas de highlands... dommage.
Une histoire: désespérément pleine d'espoir.
Une fin: surprenante.


Par pitié, arrêtez de venir glander sur ce blog à la con et trouvez ce film. Regardez-le. En VO ou VOST. Voyagez dans ces paysages magiques. Laissez-vous envahir. Ensuite seulement, vous pourrez repasser par ici pour me remercier.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 09:03